galvani

house

LORIERS Marie Christine,

La règle et la mesure, in : Techniques et Architecture nº472,

Jean-Michel Place, Paris, France 2004,

pp. 94 – 97

information:


as far as we know, the ground floor has recently been transformed into a cellar. The two courtyards have been demolished,

maximising square meters.


information :


à notre connaissance le

rez-de-chaussée a récemment été transformé en cave. Les deux cours ont été démoli. Optimisation des mètres carrés.

Location : Paris


Client : private


Structure :

Joël Betito


Surfaces :

340 m2 house

160 m2 garden


Year :

2002 - 2003


Photos:

© Gert von

Bassewitz

© CPAP

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La règle et la mesure


Cette maison inventée entre deux mitoyens bourgeoisement parisiens, jouant sens dessus dessous avec un jardin sans en couper un seul arbre, cette maison-là condense les conditions de l’extraordinaire. Elle est, à elle seule, la démonstration qu’au possible, au banal, nul n’est tenu, et surtout pas l’obstiné et rigoureux Christian Pottgiesser. Elle prouve que le règlement d’urbanisme parisien peut permettre le plus inattendu  à condition que l’imagination le déchiffre, et qu’un travail d’analyse, de projet et de solutions constructives lui réponde.

Et qu’existe une commande.

II y avait d’abord, au fond d’un jardin urbain, un hôtel particulier romantique et peu pratique, deux niveaux de petites pièces, un vaste rez-de-jardin bas et sombre. Les nouveaux propriétaires souhaitaient plus d’espace, mais pas moins de jardin. Et voilà comment une piece nouvelle à la façade abstraite de béton est venue se caler, au niveau R + 1 entre les deux immeubles voisins.

Voilà aussi comment un patio a été creusé dans le jardin, entouré d’une aile vitrée qui relie l’ancien séjour avec ses moulures rococo au niveau (très) bas de la nouvelle maison, où se trouve une grande cuisine-pièce à vivre.

Tandis qu’au niveau du sol, au niveau terre, c’est le jardin qui se courbe (sur dalle de béton armé surface gauche) et s’étire jusqu’à la rue dont le sépare, physiquement et non visuellement, une paroi toute de verre. Un vrai jardin de plantes vives et de mousse, que traverse un arbre de haute tige que la construction a préservé. Un chemin incertain (opus incertum) mène de l’entrée sur rue soit vers le niveau bas, soit vers la maison en hauteur, où l’on découvre une grande pièce - au sol de larges lattes de teck huilé - dont les ouvertures découpent en tableaux le jardin et la ville. Un escalier, tenu dans du bois, mène à une grande terrasse en toiture.

entre deux immeubles haussmaniens est encastrée en pont de béton  une pièce de séjour, au dessus d’un jardin d’hiver totalement vitré, sans chassis.

en bas, le séjour cuisine au niveau de la grande cour

en haut, salon en pont, et escalier vers la terrasse

Le jardin est surélevé pour accueillir le séjour, la salle à manger et la cuisine. Il se poursuit dans le hall


Décrire le fonctionnement spatial de ce lieu ne suffit pas à évoquer la sensation d’étrangeté et de désorientation, ni celle d’enracinement dans cette logique singulière. Peu de matières: du béton, nu ou revêtu de plâtre projeté, peint de teintes chaudes à la Barragan, la pierre des refends, les planchers de bois, les grands encadrements d’iroko des portes et des

fenêtres coulissantes et pivotantes. Tout est dessiné pour être oublié, les détails brillent par leur absence.

En particulier, les escaliers en suspension ne touchent pas les sols d’où ils s’élèvent: le premier pas est une marche de béton, puis un vide, puis la volée de l’escalier. Un détachement exemplaire. MCL

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en bas, le séjour cuisine au niveau de la grande cour

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